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dimanche 31 janvier 2016

A propos de ce dans quoi on a mis le pied.


Cernunnos, dieu gaulois

Il avait un talent certain, Max, pour nous plonger dans ses histoires de trésors...
La solution paraît tellement accessible, dans le livre de la chouette, que dès les premières bribes de décryptage, on se sent en phase avec l'auteur, prêt à en découdre avec toutes les énigmes. On s'y lance à corps perdu, bille-en-tête, on avance malgré les épreuves sans jamais savoir exactement si l'on est sur le "bon chemin", sur un chemin de traverse, sur "l'autoroute" des fausses-pistes...

 On avance parce qu'on est sur la bonne piste, et qu'on le sent, qu'on le sait, qu'on s'en réveille la nuit en sursaut, certain d'avoir mis le doigt sur un détail de toute première importance, sans pouvoir dire exactement si cela concernait les reliquats ou la 780...

On se met à parler un jargon d'initié, et on ne fait plus attention à ce qu'on dit, et l'on fait des regards en coin de l'incompréhension des œillades de connivence factice, car au fond, on sait que les autres ne savent pas combien notre piste est unique et spéciale, et qu'ils n'ont aucune foutue idée du temps qu'on a passé à la peaufiner, cette piste, ni de ce que ça nous a coûté, de ce que ça nous a coûté, de ce que ça nous a coûté.

La Spirale nous entraîne de plus en plus loin en nous, elle nous coupe de l'autre monde, le monde qui ne sait pas, qui ne sait rien, qui se croit sage mais a oublié de voir la lumière. On finit par les plaindre, ceux-là, qui ne cherchent pas la chouette, qui ne comprennent pas que rien d'autre ne compte que cela, que cela, trouver la solution, compter les pas séparant le chercheur de la cache, abaisser la pelle et la planter dans le sol meuble de l'endroit où elle repose.
Alors, on se déplace. On devient désagréable.
On se sent désabusé.

On est plus près que jamais, on a presque trouvé, on est sur la bonne longueur d'onde !
Mais le lien n'existe pas on se perd on se noie on suffoque mais on se réveille encore avec cette impression : dans la brume épaisse, au loin, il est là, il veille, il est le loup des anciennes forêts que l'on ne discerne jamais vraiment que quand il est piégé.

A Cernunnos, et à qui passe de faire le bien.

(Titre et texte du chercheur Egide)




Un texte d'une grande subtilité sur le ressentit d'un chercheur et qui méritait d'être cité, j'adore !

La répétition "de ce que ça nous a coûté" est une question de rythme et la manière du chercheur de mettre l'accent sur la difficulté que l'on ressent à exprimer le poids d'une telle obsession.







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7 commentaires:

  1. très très beau texte <3

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    1. Bonsoir Ludivine, le chercheur Egide à eu une très belle inspiration en effet 👌

      Amicalement,

      Kaspius, Webmestre du Blog du Chercheur.

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  2. on a tous ressenti cela a un moment donné mais en ce moment moins optimiste,peut etre une lassitude.
    L.D.

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    1. Salut Ludo.D, oui c'est vrai que 23 ans ça en a lassé plus d'un et pour une grosse partie des autres ça devient "trop" long...

      Pour le reste, nous persévérons jusqu'à l'invention de la contremarque 👌

      Amicalement,

      Kaspius.

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  3. Le texte dit qu'on finit par les plaindre, ceux-là, qui ne cherchent pas la chouette, ben moi je les envie presque en ce moment par exemple !

    S.

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  4. Je ne sais pas à quoi ça sert pour la chasse mais c'est beau !

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    1. Ca sert simplement à admirer une belle écriture et décrire ce que beaucoup pensent...

      Amicalement,

      Kaspius, Webmestre du Blog du Chercheur.

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