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dimanche 15 octobre 2017

La chasse à la Chouette d'Or : où en est-on ? (PARTIE4)

Par Simon Juliac, auteur du livre "L'Univers des Chasses au Trésor" (2016).
simon.juliac(AT)gmail.com



Dans mon livre publié fin 2016 ("L'Univers des Chasses au Trésor"), j'évoque diverses chasses au trésor, et plus largement la Chouette d'Or. Je suis moi-même chouetteur, actif depuis plus de dix ans. Dans cet article, je vais essayer de comprendre quelle est la situation actuelle du jeu(9). La question est simple : où en sommes-nous ? La réponse, en revanche, est loin d'être simple.

4.

Nous allons voir que le point de blocage du jeu semble se trouver dans l'énigme 470. On devrait trouver dans cette énigme la fameuse petite "bretelle de sortie" de la fausse piste autoroutière.

Monglane situe plutôt le blocage dans l'énigme 600(10), car cette énigme est totalement cryptique. Il l'appelle le "mur des lamentations", c’est-à-dire le mur au bas duquel les chouetteurs se lamentent : cette expressions ne reflète pas vraiment la progression du jeu, qui couvre plutôt l'ensemble des énigmes. La concision du texte de la 600, et la sobriété du visuel (une clef dans une main) indiquent que le joueur doit aller chercher d’autres éléments ailleurs que dans cette énigme pour espérer la résoudre, donc forcément dans les énigmes qui précédent.

Or l’énigme qui précède la 600, la 580, présente un défi similaire à la 600 : le texte est un bloc de nombres, qui a été décodé, et dont le résultat demeure cryptique. Les analyses de tous poils cachent un fait essentiel ; malgré ces allures cryptiques, le résultat de la 580 est simple : l'agencement géographique des villes indique une rotation autour d'un pivot, dans le sens horaire (ou en contresens, peu importe). Mais quoi faire de ce résultat ? Telle est la vraie question. Cette rotation doit apporter quelque chose : modifier un élément déjà connu, ou se comprendre dans un certain contexte. 

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9 Les affaires qui entourent la statuette d'or de la Chouette ne seront pas évoquées ici. 10 http://monglane.a2co.org/chouette_enigme6_600.htm


Figure 4. Les 10 villes de l’énigme 580
« tournent » autour de Bourges.
Cela semble être le résultat de l’énigme 580…
Mais que doit-on en faire ?

Donc pour comprendre la 580, on doit revenir un peu en arrière : dans la 470. Cette "chaîne" de dépendances entre les énigmes rejoint parfaitement le concept des "clefs" entre énigmes, clefs qui permettent de faire "sauter" l'énigme qui suit (Max l'explique dans le texte introductif intitulé Le trésor est là pour vous... ou pour l'éternité(11)).

Maintenant, si on regarde la 470, mis à part la solution de la charade qui donne "A_RONCEVAUX", celle-ci n'a jamais reçu de résolution satisfaisante : la lumière, mais aussi la flèche ou le cœur sont autant d'éléments incertains et intrigants. On peut donc dire que le jeu "bloque" dans l'énigme 470. D'ailleurs Max ne voulait pas révéler le pourcentage de chouetteurs ayant résolu cette énigme(12).

En 470, il faut se retourner vers la 530 pour voir la Lumière. C'est dans cette combinaison des deux énigmes que semble résider le mystère, l'astuce. A ce propos, un site internet très intéressant est celui de Jkcn(13), car ses réflexions sur le concept de "l'Ouverture" sont fines et pleines de promesses pour l'avenir du jeu.

Tout semble se jouer dans la combinaison simple d'éléments de piste que tous les chouetteurs connaissent, plutôt que dans l'invention de nouvelles pistes « exotiques » ou « alambiquées ». Signalons que la solution d’un décryptage, pour être valide, doit être non ambigüe. Le principe de concision s'applique aussi : il ne peut pas y avoir un grand nombre de lieux à trouver dans le jeu.

La lecture des autres chasses de Max montre que les énigmes fonctionnent comme une mécanique, les rouages s'emboîtent et tournent pour mener vers la solution. Il n’y a pas de style « maxien », il y a simplement une certaine manière de créer des énigmes qui se tiennent et qui soient solubles. Il faut avoir déjà conçu des énigmes pour comprendre qu’un concepteur d’énigmes doit mettre en place des mécanismes clairement identifiés, sans éléments inutiles. Mais il est évident que pour un jeu grand public, il y a des limites aux méthodes de décryptages, Max n'était d’ailleurs pas un fan de "cryptographie dure", qui sera introduite avec sa collaboration avec Philippe d'Euck. A ce propos, Jarod a écrit un texte essentiel pour la recherche de la Chouette d’Or(14) ; il montre que la solution doit être non ambiguë, les éléments d’une énigme doivent revenir plusieurs fois, sous plusieurs formes différentes, et le résultat doit être simple.

En conclusion, pour répondre à la question « où en sommes-nous ? », je dirais que notre compréhension du jeu ne s’arrête pas aux « décryptages primaires », mais augmente peu à peu au cours du temps, même si la chasse elle-même ne progresse pas. Les chouetteurs échangent des idées et des documents, ce qui fait avancer la communauté, et donc le jeu. Par micro-avancées, on peut espérer atteindre le « point de rupture » où un nouvel aspect du jeu se dévoilera, avec le jaillissement d’un eurêka ! libérateur.


En résumé :
-          plus de la moitié du jeu (60%) demeure encore mystérieux (mais pas inconnu, attention à la nuance) : il reste donc du travail !
-          la « piste daboïste standard » est très probablement la fameuse « fausse piste autoroutière » inventée par Max. Il reste à trouver la « bretelle de sortie ».
-          il est impossible logiquement de savoir si une piste est bonne ou mauvaise, mais on peut juger de sa crédibilité.
-          le résultat de la 580 est simple : l'agencement géographique des villes indique une rotation autour d'un pivot.
-          le « blocage » du jeu intervient probablement dans l'énigme 470, point de départ de la « piste daboïste standard », la 470 doit donc contenir la « bretelle de sortie ».
-          les « décryptages primaires » sont les décryptages qui ont été effectués hors du « fil naturel » du jeu.
-          attention aux recherches sur internet, aux tracés de traits sur la carte de France, et aux indications foisonnantes de la carte précise (la deuxième carte nécessaire au jeu).
-          Echanger, communiquer des idées ne peut que nous faire avancer.

dimanche 8 octobre 2017

La chasse à la Chouette d'Or : où en est-on ? (PARTIE 3)

Par Simon Juliac, auteur du livre "L'Univers des Chasses au Trésor" (2016).
simon.juliac(AT)gmail.com



Dans mon livre publié fin 2016 ("L'Univers des Chasses au Trésor"), j'évoque diverses chasses au trésor, et plus largement la Chouette d'Or. Je suis moi-même chouetteur, actif depuis plus de dix ans. Dans cet article, je vais essayer de comprendre quelle est la situation actuelle du jeu(7). La question est simple : où en sommes-nous ? La réponse, en revanche, est loin d'être simple.

3.

Depuis quelques années, la critique devient l'hypercritique, le décryptage devient capillotractage, et on assiste à une explosion des pistes possibles par leur mise en réseau. Pourquoi ? D’une part, la faute en incombe à Internet. La facilité de se documenter augmente le nombre de pistes "culturelles". Leur mise en réseau provoque une croissance exponentielle de ces pistes basées sur l’Histoire ou la Géographie (Max n’était pas vraiment fana de mythologie grecque). D’autre part, la faute en incombe aux logiciels de tracé (type Mapannot), qui permettent de tracer des traits dans tous les sens. Il y a forcément des croisements « intéressants » qui se produisent. Et enfin, beaucoup de chouetteurs ayant leur zone finale, de la taille d’une grosse ville, se trouvent englués dans la recherche de la supersolution (selon l’adage « plus les recherches d’un chouetteur durent, plus celui-ci risque d’atteindre la zone »). Ils saisissent alors la deuxième carte du jeu, probablement une carte IGN au 1:25000. Mais celle-ci contient de nombreux toponymes, symboles, ou polygones, qu'on peut interpréter comme des éléments du jeu. La Zone se trouve ainsi confirmée et sur-confirmée à 1000% (voire plus).

Les chouetteurs qui ont une Zone ont-ils conscience qu’une large partie du jeu reste à comprendre ? C’est ce que je vais essayer de montrer maintenant.

Le site de Patrice fournit 25 questions, qui est un "crible" très utile, permettant de bien orienter les recherches. Elles permettent de prendre un peu de recul. On peut aussi utiliser ces 25 questions pour évaluer la part du jeu qui reste encore mystérieuse, en pondérant chaque question de 0 à 1 pour indiquer le degré de connaissance de la réponse à chaque question. Après décompte, le score est de 9,75, soit seulement 39% ! Autrement dit, environ 60% du jeu demeure encore mystérieux.  Mais mystérieux ne veut pas dire totalement inconnu : en effet les chouetteurs ont développé au cours des ans une multitude d'hypothèses qui permettent de mieux connaître le jeu.  Notre connaissance du jeu progresse, même si la chasse n’avance pas.

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7 Les affaires qui entourent la statuette d'or de la Chouette ne seront pas évoquées ici.


Figure 3. Les 25 questions de Patrice.
Le code couleur indique le degré de certitude des réponses.






En procédant de la même manière avec les concepts du jeu (Spirale, Ouverture, etc...(8)), on arrive à 30 % de concepts décryptés, ce qui confirme la fourchette obtenue ci-dessus.

Un point à méditer : ce faible pourcentage signifie que les chouetteurs qui ont la Zone  (et ils sont un certain nombre) ont résolu seuls environ plus de la moitié du jeu, sans que leurs solutions ne fuitent - ou qu'ils n'arrivent à convaincre la communauté. Or, en général dans le final des grandes chasses au trésor, une dizaine de joueurs se trouvent au coude à coude. Il y a toujours un forum actif où les uns et les autres échangent des solutions.


Donc le jeu semble bloqué… Mais où exactement ?

(suite au prochain épisode)


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dimanche 1 octobre 2017

La chasse à la Chouette d'Or : où en est-on ? (PARTIE 2)

Par Simon Juliac, auteur du livre "L'Univers des Chasses au Trésor" (2016).
simon.juliac(AT)gmail.com




Dans mon livre publié fin 2016 ("L'Univers des Chasses au Trésor"), j'évoque diverses chasses au trésor, et plus largement la Chouette d'Or. Je suis moi-même chouetteur, actif depuis plus de dix ans. Dans cet article, je vais essayer de comprendre quelle est la situation actuelle du jeu(4). La question est simple : où en sommes-nous ? La réponse, en revanche, est loin d'être simple.


2.

On peut classer les pistes en 3 catégories :
- La piste qui mène à la Chouette.
- Les pistes créées par Max pour « brouiller » la piste principale.
- Les pistes créées par les chouetteurs eux-mêmes.
Seule la piste qui mène à la Chouette est la « bonne », par définition les autres sont mauvaises, ce sont les « fausses pistes ».

Imaginez vous dans la peau d’un vrai chasseur, et vous suivez du gibier grâce à des traces au sol : c’est une piste. Êtes-vous sur la bonne piste ou sur une fausse piste ? Impossible de le savoir tant que vous n'avez pas atteint votre but. La bonne piste n'est qualifiée de bonne que si vous atteignez l'animal que vous chassez. Et dès que vous avez atteint votre objectif, toutes les mauvaises pistes deviennent des fausses pistes. Autrement dit, pendant la chasse, impossible logiquement de qualifier une piste de "bonne" ou de "fausse". Ceci étant dit, une piste peut être plus ou moins crédible. C’est en essayant de chercher d’où vient le crédit d’une piste que nous pouvons trouver des arguments convaincants.


Ce petit recadrage effectué, rappelons rapidement l'essentiel de la « piste daboïste standard » (PDS) :

- en 470 on voit par l’Ouverture, « en ligne droite » : on est tenté de tracer le trait Roncevaux-Bourges.
- en 600 on découvre la phrase "la clef se cache sur un navire noir perché", dont la signification s'éclaire dans l'énigme suivante, le navire noir perché étant le Rocher de Dabo surmonté de sa Chapelle Saint Léon.
- en 500, 2424-42-424-44-224-24-42-24 est Carignan ; on trace une perpendiculaire et on tombe sur Dabo.
- en 420, la flèche d’Apollon (re)tombe sur Dabo.
- et enfin en 650, les sentinelles sont les Bornes Saint Martin, deux des bornes portent les dates 1727 et 1750 soit le fameux nombre 71721075 du visuel dans le désordre.
- Il ne reste plus qu'à trouver la Zone et la Supersolution.
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4 Les affaires qui entourent la statuette d'or de la Chouette ne seront pas évoquées ici.



Cette piste est probablement une fausse piste créée par Max. Pourquoi ? Même si la piste est belle et simple (trop belle pour être vraie pourrait-on dire), Max a révélé avoir construit des fausses pistes qui courent sur plusieurs énigmes. Or la PDS fonce à travers les énigmes, et laisse beaucoup d’éléments de côté.


Ainsi le résultat de la 580 est purement ignoré. L'argument qui revient souvent est de dire que la 580 et la 600 sont couplées. Or pourquoi les villes doivent-elles "tourner" autour de Bourges ? S'il s'agissait de trouver seulement 1=A, 2=B, ... n'importe quelle liste de 10 villes aurait suffi.


Ensuite dans la 600, la phrase « la clef se cache sur un navire noir perché» n’est pas comprise, et nécessite les énigmes suivantes. Autrement dit, une énigme N est décodée grâce aux énigmes N+1 et suivantes, ce qui paraît briser le bon sens et la séquence naturelle des énigmes. La phrase "la clef se cache …" est interprétable de milliers de façons différentes, toutes valables, il est donc impossible, à partir cette phrase seule, d'en déduire que Navire Noir Perché = rocher de Dabo, et Clef = Chapelle Saint Léon..


Figure 2. La fameuse phrase :
« la clef se cache sur un navire noir perché »
de l’énigme 600 est réécrite
ici sous forme « mathématique ». 
Conclusion : il est impossible de résoudre
une seule équation à 3 inconnues, donc
la phrase est insoluble posée en ces termes;
il est illusoire de vouloir la décoder sans
informations supplémentaires.





Donc la PDS semble être une autoroute, qui nous amène dans un mur (l’énigme 650), et dont nous aurions raté une bretelle de sortie.



L’attachement à la « piste Dabo » peut s'expliquer par un effet de répétition. Ces résolutions sont reprises sur tous les sites, et elles sont très bien documentées. Ensuite, l'effet d'ancienneté joue son effet : ce qu'on lit et relit s'incruste dans la mémoire et devient définitivement acquis. Mais surtout, les décodages sont non ambigus : ils font consensus. C’est le cas des « décryptages primaires » (DC). Ils ont été découverts avant même que le forum Edelweb ouvre ses portes (en septembre 1996). 

Selon moi, le dernier "décryptage primaire" est l'opposition entre rosse et étalon dans la 780, découvert par Shy en avril 2001,  et maintes fois redécouvert depuis(5). Sa découverte tardive souligne bien le fait que la plupart des "décryptages primaires" ont été cassés dans les premiers mois du jeu. On ne peut que regretter cette période excitante, mais les chouetteurs réellement frustrés peuvent se lancer dans de nouvelles chasses au trésor pour revivre ce type d'expérience. De nouvelles chasses sont lancées tous les 2-3 ans, comme par exemple le Trésor Perdu(6). De fait, la rude concurrence entre joueurs, la constitution d’équipes, l'oppression de la montre et l'investissement chronophage incitent à penser que les chouetteurs sont bien mieux lotis que les autres chercheurs de trésors. Nous avons du temps pour chercher et réfléchir, et à ce niveau de difficulté c'est une chance, car le jeu en devient plus égalitaire.

Les « décryptages primaires » sont en fait des décryptages qui ont été faits hors du déroulement normal du jeu. Nous en donnerons des preuves plus tard, mais on peut constater que ces « décryptages primaires » sont "éparpillés" et ne font pas avancer la chasse dans son ensemble, mais plutôt par petits blocs. Ce contexte manquant n'a rien à voir avec un "fil rouge", Max ayant dit que la chasse n'était pas dominée par un personnage ou une œuvre particulière ; il s’agit plutôt de trouver les « clefs » entre énigmes qui permettent de les enchaîner correctement, une énigme faisant « sauter » la suivante.

Dès 1996, le jeu se met donc à "stagner". Aussi les joueurs n'ont pas d'autre choix que de remettre en cause les découvertes des anciens. Un exemple de cette remise en cause est la discussion sur les sources et documents à l’origine de certaines énigmes. Ainsi Papymax trouve que les masses atomiques utilisées dans l’énigme 600 sont issues du Petit Larousse de 1967, la hauteur du rocher de Dabo est bien de 650 m pile-poil suivant les documents IGN trouvés par Napo109188, etc. Certains éléments semblent donc indiscutables, et devraient permettre aux chouetteurs d’avancer et de converger, mais ce n’est pas le cas… Pourquoi ?


(suite au prochain épisode) 


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5  http://monglane.a2co.org/chouette_enigme3_780.htm

dimanche 24 septembre 2017

La chasse à la Chouette d'Or : où en est-on ? (PARTIE 1)

Par Simon Juliac, auteur du livre "L'Univers des Chasses au Trésor" (2016).
simon.juliac(AT)gmail.com

Dans mon livre publié fin 2016 ("L'Univers des Chasses au Trésor"), j'évoque diverses chasses au trésor, et plus largement la Chouette d'Or. Je suis moi-même chouetteur, actif depuis plus de dix ans. Dans cet article, je vais essayer de comprendre quelle est la situation actuelle du jeu(1). La question est simple : où en sommes-nous ? La réponse, en revanche, est loin d'être simple.


1.
Prenons un peu de recul, et revenons dans le contexte de l'époque du lancement du jeu.

Lorsque Max lance la chasse en 1993, le terrain est vierge en France pour ce type de jeu. C'est la première fois qu'une chasse de cette ampleur et de cette nature est lancée. Pour le grand public, les chasses au trésor évoquent la chasse aux œufs de Pâques ou les jeux de piste. À la télévision, cela fait presque 10 ans que la fameuse Carte aux Trésors avec Philippe de Dieuleveult(2) n'est plus diffusée. Après une période de gestation assez longue, Max se lance dans le projet d’une chasse au trésor, de manière totalement artisanale, après avoir convaincu le peintre Michel Becker. Il s'inspire de Masquerade, une chasse anglaise lancée par Kit Williams en 1979(3). On peut noter l'aspect très sophistiqué et abouti de sa chasse, les grandes chasses suivantes reprenant les bases établies par la Chouette d'Or.

Les joueurs découvrent donc ce type de jeu. Ce qui semble évident pour nous ne l'est pas du tout à l'époque : tracer des traits sur une carte de France, extraire une supersolution, des clefs entre chaque énigme, etc. A l’époque, tracer un trait sur la carte est déjà une solution en soi ! Cela signifie que les méthodes utilisées pour trouver la solution ne doivent pas être très éloignées de celles que nous connaissons. Pour la supersolution, difficile de se prononcer, mais dans plusieurs autres chasses Max utilise un procédé similaire.
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1 Les affaires qui entourent la statuette d'or de la Chouette ne seront pas évoquées ici.
2 Pour plus d’informations : lachasseauxtresors.tv
3 La solution de Masquerade est expliquée à cette adresse : http://dreamsofgerontius.com/2016/10/05/masquerade-by-kit-williams-the-solution/


Figure 1. Image extraite du livre
« L’univers des chasses au trésor ».
Auteur : Simon Juliac.



En 1993, pas d'internet, pas de téléphone portable, pas de GPS. On réserve les hôtels par téléphone, on utilise abondamment les cartes routières et les dictionnaires (Quid, Larousse, Robert). La France possède le Minitel (cocorico !). Les bibliothèques proches restent les meilleures bases de données. Autant dire que Internet fournit aujourd’hui tout, mais probablement trop : il est tentant de se servir d’internet plutôt que de chercher « l’astuce », même s’il est difficile de saisir exactement en quoi elle consiste.

C'est dans un contexte de découverte, et d'effervescence intellectuelle - tout reste à découvrir, la fin du jeu est proche, selon les déclarations alarmistes de Max - que les joueurs creusent la « piste Dabo ». Cette piste couvre plusieurs énigmes, et mène à de magnifiques Sentinelles, les Bornes Saint Martin. Deux des bornes portent les dates 1727 et 1750, soit le fameux nombre 71721075 apparaissant sur le visuel de la 650 dans le désordre. Cette piste contient des éléments difficilement réfutables, qui expliquent la proportion de chouetteurs daboïstes, encore aujourd'hui. Or aujourd'hui, avec un peu de recul, tout laisse croire que cette piste est la fameuse « autoroute » évoquée par Max, le défi étant de retrouver la petite « bretelle de sortie ».

Si la fameuse « piste Dabo »  est indiscutable, qu’est-ce qui la rend 
si suspecte ? C’est ce que nous verrons la semaine prochaine.




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dimanche 3 septembre 2017

PubliCiste N° 1 = Le Triangle Mystérieux


Pour qu'une PubliCiste soit déclarée trouvée, il fallait communiquer le code qui se trouvait à l'intérieur. (Bouton "Ecrire au webmestre" à droite sur la page d'accueil de cistes.net.)

(Les énigmes sont écrites en blanc et les solutions avec explications en bleu).

SOLUTION DU "TRIANGLE MYSTERIEUX" =

Pour résoudre cette énigme, il fallait commencer par la fin, qui permettait de situer la région.

Toutes ces merveilles se trouvent non loin de l'entrée de la bosse. C'est une magnifique région au relief aussi tourmenté que son histoire. La "bosse" fait allusion à l'Alsace Bossue, partie du Bas-Rhin enfoncée comme un coin dans le département de la Moselle.

On raconte que le nom de ce lieu fut inspiré par le feu Saint-Elme. Le nom "Lichtenberg" (ou "montagne des lumières") viendrait du fait que, par temps d'orage, des étincelles jaillissent du sommet des objets métalliques. Ces étincelles sont bien connues des marins et des montagnards. Le phénomène est appelé "Feu Saint-Elme". Quant à son propriétaire, sa lignée s'éteignit à sa mort, ainsi qu'en témoigne ce qui advint alors à son écu. Le propriétaire dont la lignée s'éteignit était Jacques, comte de Lichtenberg, décédé sans héritier en 1480. Le blason de la famille fut brisé sur son cercueil.

A la périphérie de sa demeure, repérez le poste d'observation de forme triangulaire qui fait face à deux nombres formés de quatre chiffres, dont l'addition du total fait 9. Sur le mur du château figurent des repères chiffrés. Parmi ces repères, 22 et 23. 22 + 23 = 45. 4 + 5 = 9. Au-delà du fossé entourant le château se trouve un chemin de veille qui présente un certain nombre de placettes (des postes de guet), dont certaines sont de forme triangulaire. Il fallait repérer celle qui se trouve en face des nombres 22 et 23. Revenant de la pointe de ce triangle, intéressez-vous à la première pierre supérieure, côté droit. En partant de la base du triangle, la PubliCiste se trouvait sous la première pierre supérieure, du côté gauche. Mais en revenant du sommet, le muret était évidemment du côté droit. (Cette pierre était représentée sur la photo noir et blanc qui accompagnait l'énigme.)

Cette PubliCiste a été trouvée par Angelus68.


Cette PubliCiste était sponsorisée par
Espace-Hightech.fr  


Téléphone portable Qteck 8310.


Cadeau : un téléphone portable Qtek 8310 Smart-Phone (Windows Mobile 5.0, Quadri-bande, Wi-Fi, Appareil Photo 1.3 mp) d'une valeur de 379€


Pas d'indice.


Date du début et de fin de la PubliCiste N° 1 = 29 mai 2006 - 23 juin 2006. 


(Source : http://www.cistes.net/publiciste.php)

Pour finir, les photos de ma visite sur le site :


Plan du château.

Le château (vue de l'extérieur).
Le château ( vue de l'intérieur de l'enceinte ).





Les repères chiffrés sur le mur du château.

Zoom sur les repères chiffrés.



Le triangle vue du côté gauche.


Le triangle vue de face.

Le spot.

La localisation du spot sur place était très facile.


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vendredi 1 septembre 2017

Akinia

Akinia, la chasse lancée par la société ExMachina Interactive et créée par l’agence de communication Îlot Trésor de Jacques Mandorla.


Ancien article du Net à propos du jeu Akinia.
Source = http://www.chassesautresorludiques.com ).

Capture d'écran du jeu Akinia en 2000.
(Source = http://www.chassesautresorludiques.com).

Capture d'écran du jeu Akinia en 2000.
(Source = http://www.chassesautresorludiques.com).


Jacques Mandorla (JM) s'est prêté au jeu des questions/réponses pour Le Blog Du Chercheur (LBDC)


 LBDC : Savez vous que l'arbuste que Max a planté au dessus de la chouette est mort ?
 JM : Oui, J’avais complètement oublié cette information que l’arbuste était mort et on n’en a jamais parlé avec Régis


LBDC : Vous avez déjà déclaré dans la presse avoir tenté de faire une chasse au trésor dans le style de Masquerade ?
 JM : Oui en 1992 j’avais essayé avec mon vieil ami Michel Bagnaud (qui nous a quittés en septembre 2016), grand spécialiste de la recherche des trésors sur l’île des Cocos, de créer une chasse inspirée de cette chasse anglaise… car nous avions été bluffés par le tirage astronomique du livre (1 million d’exemplaires). Les éditions Filipacchi étaient d’accord pour éditer notre livre d’énigmes (Michel avait sorti chez eux en 1991 son ouvrage « Profession : inventeur de trésors ») ! Mais, après plusieurs jours de travail, il nous a fallu admettre que Michel et moi n’étions vraiment pas bons pour ce type d’exercice : il faut une tournure d’esprit particulière et des talents de cryptographe que nous n’avions pas.


C’est un peu plus tard que j’ai parlé à Régis de cette lamentable tentative… et qu’il m’a rappelé quelque temps après : il avait réussi à concocter sa chasse à la Chouette. Plus que concocter… je dirais à verrouiller involontairement car sa crainte était qu’elle soit découverte trop vite et qu’il n’ait pas le temps d’en parler dans les médias : c’est hélas l’inverse qui est arrivé !


LBDC  : Vous avez lancé la première chasse au trésor sur internet ?
JM : Oui, nommée Akinia en juin 2000. J’avais négocié avec la société de numismatique CGB d’offrir le lot de 87 monnaies, constitué d’un exemplaire de chaque franc-or de 1803 à 1914 (valeur : environ 100 000 francs, car on n’était pas encore passé à l’euro) à celui qui trouverait le message enterré en Bretagne : ma carte de visite dans un biberon (rien de métallique donc, afin de ne pas être trouvé à l’aide d’un détecteur). C’est un notaire de Nice qui a gagné et déterré le biberon, il m’a appelé sur mon portable à 4 heures du matin !



LBDC : Vous n'avez pas demandé à votre ami Régis Hauser de créer les énigmes ?
 JM : J’avais demandé à Régis de me concevoir cette chasse, mais il était sur un énorme projet avec le Club Med. L’idée était pourtant géniale : faire une chasse au trésor avec une énigme dans chacun des villages Club Med de la planète ! Dommage que le projet n'ait pas abouti !

Sur le conseil de Régis, j'ai contacté Raoul Theor, le pseudonyme de deux passionnés de chasse au trésor, quelque temps plus tard pour mettre en place les énigmes dans un jeu vidéo qui exploitait les dernières technologies 3D. « Akinia » (Le trésor Napoléon) s'est déroulé du 20 juin à fin septembre 2000. Chaque vendredi midi, les internautes avaient rendez-vous avec Akinia, l'héroïne du site www.akinia.com, pour découvrir une nouvelle énigme (10 au total) et les indices disponibles sur le forum, afin de progresser dans leur recherche sur le terrain.




Jacques Mandorla a aussi un blog :  LE BLOG DES CHERCHEURS DE TRÉSORS
 Journaliste, il est aussi l'auteur de « 60 trésors fabuleux à découvrir » (éditions Trajectoire).



Ce livre est disponible sur www.amazon.frwww.fnac.fr et en librairie.


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jeudi 24 août 2017

Reportage sur TF1 du 24 juillet 2017 ( 20 heures )

Le 24 juillet 2017, il y a un mois et à la grande surprise des chercheurs de la chouette d'or, dans le journal de 20 Heures, un sujet sur les chasses aux trésors, la chouette d'or et À la recherche du trésor perdu (surtout).

Retour sur ce journal en images et commentaires sur TF1:



La chasse au trésor, un loisir en vogue.



Présenté par  Julien Arnaud.


JEU - La première chasse au trésor de grande ampleur a eu lieu en France il y a 24 ans : la recherche de la Chouette d’or. Le secret n'a toujours pas été percé et son créateur est mort avec. Depuis, d'autres chasses ont été lancées.



Des chercheurs Lillois cherchant le trésor perdu.



Les chercheurs en pleine recherche.




Extrait du livre du trésor perdu.





Mise en scène du chercheur Devin qui cherche...



Cherche encore...



Le chercheur Devin.


Le livre...




Avec en fin de reportage, Julien Alvarez,
le fondateur des Editions du trésor.

Lien TF1 :

https://www.tf1.fr/tf1/jt-20h/videos/chasse-tresor-un-loisir-vogue.html

Autre lien.







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